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Hommage du Réseau Mémoire de l’Environnement à l’un de ses fondateurs, Michel Giran

Né en 1950, Michel Giran, pionnier de l’information sur l’environnement sur Internetest décédé le 19 août dernier, emporté par une leucémie. Membre du Conseil d’administration du RME, il en était l’un des fondateurs.

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Michel Giran

Dès le milieu des années 1990, Michel Giran est l’un de tous premiers à saisir l’importance d’Internet comme moyen de contact et de diffusion de l’information pour les défenseurs de l’environnement. En juillet 1996, il crée ainsi l’ADOME (Association pour le Développement des Outils Multimedia appliqués à l’Environnement), avant de fonder le site Planète Ecologie en 2001, puis l’Ecobase 21 en 2008 et DDoogle, premier dictionnaire vidéo du développement durable en 2013. Autant de sources d’information précieuses pour les journalistes spécialisés, les militants, les chercheurs et le grand public.

Après avoir été en 2000 parmi les fondateurs de l’Association pour la création de la Fondation René Dumont, Michel Giran participe le 22 novembre 2001 à la première réunion pour le Projet baptisé alors « mémoire de l’écologisme » (élargi ensuite en « mémoire de l’environnement »). Cette structure se dote d’un comité de parrainage, dirigé par Serge Antoine, et d’un conseil scientifique, dirigé par Dominique Allan Michaud, dont Michel Giran fait partie. Le 17 décembre 2003, le Réseau Mémoire de l’Environnement se constitue en association, dont Michel Giran est dès le départ l’un des administrateurs. Michel Giran est le co-éditeur avec Sara Dessessard, autre membre fondateur et administratrice du RME, du manifeste pour une culture de l’environnement, publié le 31 décembre 2003, qu’il met en ligne en mai 2004 sur son site Planète Ecologie, avec des documents iconographiques sur l’histoire de l’écologie fournis par Roland de Miller.

Michel Giran participe en décembre 2003 avec Dominique Allan-Michaud au lancement du Felipe (Festival du livre et de la presse d’écologie). Il est aussi l’un des fondateurs des TIC 21 (premières rencontres entre les acteurs des technologies de l’information et de la communication et ceux du Développement Durable), lancées en 2005.

Le Réseau Mémoire de l’Environnement salue la mémoire de cet homme sincère, désintéressé et généreux, attaché à tisser des liens entre des personnes et des organisations très diverses. Il adresse ses condoléances à sa famille (en particulier à sa fille Carole) et à ses proches, et s’attachera à ce que son travail de diffusion de l’information sur l’environnement soit continué et amplifié, dans le respect des valeurs humanistes et participatives qui étaient les siennes.

Laurent SAMUEL, secrétaire du Réseau Mémoire de l’Environnement

 

 

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Législatives 2017 en France

*« Chambre introuvable » de Macron * Près d’un million de voix écologistes * « Synthèse du socialisme et de l’écologie » de Hamon

 

par Dominique ALLAN MICHAUD

 

 

« Chambre introuvable » : l’expression a été beaucoup citée à propos de la majorité promise au président Macron par le premier tour des élections législatives, le 11 juin 2017. Il faudra quelques jours pour que soient retrouvés et la situation politique qui avait donné naissance à l’expression et son auteur présumé : Louis XVIII (1755-1824), revenu en France pour une Restauration, et voulant réconcilier la France de la royauté, la France de la Révolution et la France de l’Empire. Les élections d’août 1815 avaient composé une Chambre « plus royaliste que le roi », autre expression du moment : une majorité en France absolue de monarchistes dont un nombre élevé d’anciens émigrés, avec des députés « ultras » prêts à donner le la mais pas dans le sens de la réconciliation. La Chambre sera dissoute l’année suivante. D’introuvable, elle était devenue incontrôlable.

 

 

Curieusement, le rapprochement avait été fait en février 2015… à propos des « frondeurs » du Parti socialiste et de la difficulté d’un vote en première lecture à l’Assemblée nationale, celui du « projet de loi pour l’activité et l’égalité économiques » dit « projet de loi Macron » (du nom du ministre de l’Economie). Il avait été fait alors que le gouvernement Valls faisait face à une majorité ne voulant ni le soutenir ni le démettre.

 

 

Nous ne sommes plus en 2015, et encore moins deux cents ans plus tôt, en 1815, même si Emmanuel Macron paraît vouloir restaurer une pompe quasi monarchique, et vouloir réconcilier la France de droite, la France de gauche et la France du centre. Avait-il en tête le souvenir d’une de ces années, lorsqu’il décréta que les « marcheurs » des législatives de 2017 devaient préalablement lui engager leur fidélité par un écrit garantissant le vote de ses futurs projets de loi ? L’initiative est neuve, et ne va pas sans faire se poser des questions par rapport à la garantie de liberté assurée aux représentants du peuple. Yannick Jadot ira jusqu’à juger l’initiative anti-constitutionnelle.

 

 

Le mouvement En Marche a senti le danger et mesuré les risques. Un « marcheur » candidat dans la deuxième circonscription des Hauts-de-Seine, Adrien Taquet, dira après le premier tour que le président aurait certainement à cœur d’assurer à ses députés des marges de liberté pour leur permettre d’exprimer leur personnalité. Et le premier député de Paris élu dès le premier tour, Sylvain Maillard, de surenchérir que la volonté du président était d’éviter toute fronde sur les « grands projets » en laissant toute latitude à sa majorité d’exprimer ses diverses sensibilités sur les autres sujets… Le premier de ces militants était l’auteur du slogan En Marche, et le second un porte-parole du mouvement pour l’élection présidentielle. Yann Wehrling, porte-parole du parti allié de François Bayrou, le MoDem (Mouvement démocrate), ajoutera que sur les thèmes non essentiels débats et controverses seraient bienvenus dans la majorité absolue de l’Assemblée nationale. Un exemple cité sera celui du bien-être animal. Serait-ce du mauvais esprit que de supposer que le bien-être ouvrier, lui, ne devrait souffrir aucun débat ?…

 

 

Avec cette sorte de serment de fidélité à un président « jupitérien », la nouveauté du nouveau régime saute d’autant moins aux yeux que cette sorte de monarchie présidentielle semblait précisément à beaucoup ce qui mine l’organisation de la vie démocratique en France. Et ce d’autant plus qu’un rêve de monarchisme vire aisément à la réalité du caporalisme.

Les trois militants dont nous avons rapporté des propos abondamment répandus entre les deux tours des élections législatives, en ont tenu d’autres également intéressants, sur le renouvellement des idées et des pratiques tel qu’ils le voient. Adrien Taquet, parlant d’un « renouveau idéologique » qui n’a pas eu lieu au PS, a conclu que « ce qui a manqué, peut-être », c’est Dominique Strauss-Kahn : un souvenir personnel, puisque sa présentation par le mouvement En Marche évoquait « mon engagement, (…) suivre Dominique Strauss-Kahn pendant deux ans, pour contribuer à renouveler la gauche ». Un engagement loin d’être unique, qui fut aussi celui de Benjamin Griveaux, porte-parole pour l’élection présidentielle puis candidat à la députation.

 

 

Ce « renouveau idéologique » aurait-il pu ne pas avoir pour nom le libéralisme ou même le capitalisme ? Les années Mitterrand déjà avaient vu cette tentation s’illustrer au PS. L’amour de l’entreprise exprimé pendant le quinquennat Hollande par des ministres issus du PS rejoignait bien l’intention, et cela explique sans doute largement des hésitations dans ce parti à soutenir le projet de rupture de Benoît Hamon, hésitations allant jusqu’au soutien à Emmanuel Macron.

 

 

Sylvain Maillard, quant à lui, se présente comme entrepreneur avec l’intention de ne pas abandonner entièrement son entreprise pour les bancs de l’Assemblée (mais est-ce bien légal ?) : il entend y rester, à Argenteuil, un jour par semaine. Qu’est-ce qui caractériserait un « député Macron », lui demande la chaîne de télévision CNews (13/06/2017). Par avance, une étude des candidatures En Marche avait répondu qu’entrerait à l’Assemblée une « bourgeoisie diplômée et libérale » (Cevipof). La différence avec la situation antérieure, estimera Sylvain Maillard, c’est qu’ « il vient pour faire ». Grande nouvelle, et grande nouveauté ! Il aurait donc fallu attendre l’arrivée à la Chambre du dirigeant d’une entreprise d’import-export de composants électroniques, et d’autres chefs d’entreprise avec lui, pour qu’y apparaisse le désir de travailler au bien commun de la société, de « faire ». Voilà ce que c’est que la « société civile »

 

Une telle fraîcheur, pour ne pas dire naïveté, surprendrait de la part d’un néophyte en politique… elle stupéfie de la part d’un ancien militant – et élu local – de partis de droite et du centre, devenu membre du bureau politique de l’UDI (Union des démocrates et indépendants) avant de rejoindre le comité politique de la République En Marche.

 

 

Revenons à un homme politique d’une autre origine : Yann Wehrling, porte-parole du MoDem… après avoir été secrétaire national des Verts (2005-2006). Reçu le 13 juin 2017 par CNews, il sera amené à envisager trois éléments : l’organisation d’un écologisme ; les conditions d’une politique environnementale ; le système électoral. « Il faudra recomposer l’écologie politique en France. » Se félicitant de la présence de Nicolas Hulot au gouvernement, il fait ce pari : « Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de Verts [à l’Assemblée nationale] que l’on ne peut pas faire d’écologie au gouvernement. » Il réaffirmera enfin la revendication d’un système électoral en tout ou partie proportionnel. Sur ces points, l’actualité apporte des éclairages intéressants.

 

 

Recomposer l’écologisme ? Benoît Hamon, le soir de sa défaite dans sa circonscription des Yvelines (à 80 voix près), réaffirmait son choix de candidat à l’élection présidentielle, en faveur de « ce qui sera la synthèse du socialisme et de l’écologie ». Quelques jours avant le premier tour, interrogé par BFM-TV, il avait déclaré qu’« on a besoin de reconstruire la gauche », et pour ce faire appelé à la création d’une « pièce centrale », un « nouveau mouvement » ; « un nouveau parti ? », demanda Jean-Jacques Bourdin : « Peut-être », concluait Hamon en donnant rendez-vous aux militants et sympathisants, sur la pelouse de Reuilly, le 1er juillet prochain.

 

A propos de la présence de Nicolas Hulot au gouvernement, et surtout de ce qu’il pourrait y faire, beaucoup d’acteurs et de commentateurs s’interrogent, de Yannick Jadot à Stéphane Foucart. Ce dernier, chroniqueur au Monde, pose la question du « rapport énigmatique du nouvel hôte de l’Elysée à la question environnementale », revenant sur son « imperméabilité à peu près totale à ces questions » (13/06/2017). Du côté d’Europe Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot déclarait avant les élections (qu’elle allait perdre) : « J’ai tout à fait confiance en Nicolas Hulot. » Yannick Jadot annonçait pour sa part que Hulot, c’est une « promesse » et pas une « garantie » : « Il lui faut des députés écolos pour l’épauler. »

 

 

Les électeurs n’ont pas suivi cette recommandation, dans la quasi-totalité des circonscriptions (y compris celles attribuées par le PS au parti écologiste). Et ce compte non tenu de quelques circonscriptions concédées à des écologistes indépendants par la République En Marche, candidats dont les scores relèvent de la « vague Macron ». Et pourtant… le ministère de l’Intérieur reconnaît aux écologistes un score non négligeable, assez proche du bas de la fourchette des chiffres d’élections antérieures : 973 835 voix, soit 4,30 % des suffrages exprimés. La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, voulue écologiste, réunit de son côté 2 497 663 voix, soit 11,02 % des suffrages exprimés. Si l’on rangeait LFI dans l’écologisme, le résultat global irait même jusqu’à 3 471 513 voix (15,32 % des exprimés). Ce dernier chiffre évoquerait alors le haut de la fourchette des scores écologistes français. Mais sans doute serait-ce aller trop loin ? (Le PS se voit reconnaître 7,44 % des suffrages exprimés avec 1 685 808 voix.)

 

 

Comment expliquer alors que l’édition spéciale du Monde parle des « scores désastreux de l’écologie politique » (Stéphane Foucart), des « écologistes renvoyés à l’âge de la pierre » (Alain Beuve-Méry, 13/06/2017) ? Le quotidien du soir ne crédite les écologistes que de 2,92 % des suffrages exprimés pour 660 807 voix. Comment expliquer cette différence avec les chiffres du ministère de l’Intérieur ? C’est certainement parce que le quotidien distingue les résultats d’EE-LV de ceux d’autres petits partis de l’écologisme (Alliance écologiste indépendante, Génération écologie, Mouvement écologiste indépendant…), voire d’« écologistes » sans étiquette plus précise : il y en avait dans un grand nombre de circonscriptions, pouvant être en concurrence avec EE-LV, et même plusieurs en concurrence dans la même circonscription. Probablement leurs résultats se retrouvent-ils, avec ceux d’autres candidats, dans les « divers » du Monde : 857 026 voix, 4,19 % des suffrages exprimés. Toujours est-il qu’indépendamment d’un phénomène de division (relative) de l’écologisme, et d’un phénomène de dispersion (réelle) de candidatures en partie explicable par une diversion (possible) au moyen de pseudo-écologistes, il s’est bien trouvé un nombre non négligeable d’électeurs, bien répertoriés par le ministère de l’Intérieur, pour soutenir les idées de l’écologisme.

 

 

La proposition d’une part de proportionnelle, plus ou moins importante, promesse du candidat Macron à l’élection présidentielle, et approuvée par le premier ministre du premier gouvernement, Edouard Philippe, est annoncée. C’est certes le serpent de mer de la Ve République, disparaissant sitôt qu’il est apparu, mais sait-on jamais… Quand Le Monde renvoie les écologistes « à l’âge de (la) pierre », c’est pour constater qu’ils n’auraient aucun élu ou réélu aux élections législatives de 2017, sous réserve de deux ballottages dont un favorable. Le quotidien parle de « maturité » pour leur participation à des gouvernements, sans rappeler que celle-ci a été conditionnée par des accords préélectoraux avec un parti dominant, une obligation faute de proportionnelle ouvrant droit à la représentation de petits partis ; la comparaison du journal avec les « aînés d’outre-Rhin » n’a donc pas autant de sens qu’il y paraît. En creux, elle rappelle que souvent les écologistes sont envisagés en France essentiellement comme force électorale d’appoint ; faut-il s’étonner que la formation EE- LV ait été entraînée dans la débâcle du PS dont elle était un des « alliés » ? Les écologistes ont émergé politiquement beaucoup plus sûrement dans les pays où la proportionnelle est inscrite dans le système électoral. Toute comparaison qui oublie cet aspect essentiel n’aide pas à comprendre la spécificité française… ni les résultats électoraux.

 

 

Qu’en serait-il en France avec une dose plus ou moins importante de proportionnelle, ou une proportionnelle intégrale ? Quand Yann Wehrling était reçu par CNews et y parlait proportionnelle, il s’était vu présenter, ainsi que les téléspectateurs, une simulation de la composition politique de l’Assemblée nationale telle qu’elle aurait été après le premier tour en cas de proportionnelle intégrale : aucun député écologiste n’y apparaissait, ce qui pourrait paraître étrange avec près d’un million de suffrages (4,30 % des exprimés). Une autre simulation avec une part de proportionnelle faisait apparaître 7 « autres » députés… La première simulation, rediffusée vingt minutes plus tard, étonnait d’ailleurs un autre présentateur avec les 31 députés prêtés au PCF : « plutôt La France Insoumise », supposait-il. La difficulté médiatique à concevoir indépendamment les écologistes apparaissait dans une autre simulation présentée plus tard par une autre chaîne de télévision, France Info : 80 députés y étaient promis à l’ensemble PS-PRG-DVG-EELV.

 

 

Dans le débat à faire naître, l’identité écologiste ne serait pas moins à préciser que l’identité socialiste, ainsi que leurs rapports dont l’histoire à partir de 1974 pourrait contribuer à expliquer la crise du PS. Il y aurait à dire sur les rencontres d’idées, sans oublier le refus de certaines. Nous aurons l’occasion d’y revenir ; il suffit à présent, pour ces propos d’entre-deux-tours, d’énoncer que le fait de postuler plus ou moins soudainement la synthèse comme l’ont fait Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon, de l’accepter plus ou moins confusément comme l’ont fait Yannick Jadot et d’autres, ne saurait suffire.

 

 

L’auteur

Dominique Allan Michaud, chercheur en sociologie politique dans des UMR du CNRS (université de Paris X, puis Ecole normale supérieure) ; spécialiste de l’écologisme auquel il consacre des recherches depuis 1974, expert du ministère en charge de l’environnement ; président-fondateur du Réseau Mémoire de l’Environnement (2003), organisme reconnu d’intérêt général regroupant quatre grands établissements publics et une vingtaine de bibliothèques et centres d’archives.

 

Contact

memoireenvironnement@net-c.com

 

 

Site

https://reseaumemoireenvironnement.wordpress.com/

 

 

D. A. M.

Des liens pour consulter des livres – L’Homme et la Biosphère : un programme de l’Unesco

Dans le cadre de ses partenariats, le RME peut proposer des liens pour contribuer à faire connaître des fonds présentant un intérêt particulier du point de vue historique. C’est ainsi qu’il permet d’accéder au catalogue d’un fonds documentaire détenu par la Bibliothèque des sciences de la Terre et de l’environnement de la grande école Mines ParisTech à Fontainebleau (77).
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Voici la liste des documents du MAB répertoriés par cette Bibliothèque :
https://rocks.mines-paristech.fr/cgi-bin/koha/opac-shelves.pl?op=view&shelfnumber=405

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Ce fonds est consacré à un programme de l’Unesco lancé au début des années 1970, le programme MAB (Man and Biosphere). Le but en était de mettre en réserve des éléments importants de ce qui sera appelé plus tard la biodiversité : protéger des réserves de biosphère, indispensables à la vie humaine comme le fait entendre le titre du programme.

Ce sont 2000 documents qui sont consultables à Fontainebleau, la plupart référencés pour en faciliter l’accès aux chercheurs intéressés.

Bibliothèque des sciences de la Terre et de l’environnement, Mines ParisTech, 38 rue Saint-Honoré, 77300 Fontainebleau.

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L’hommage du RME à Michel Rocard

Le Réseau Mémoire de l’Environnement (RME) salue la mémoire de Michel Rocard, décédé le 2 juillet 2016.

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Michel Rocard @ Wiikipedia

L’ancien Premier ministre était membre du comité de parrainage du RME.

Contacté par courriel le 16 mars 2006, il nous avait répondu dès le lendemain avec ce bref message :

Je vous remercie et suis d’accord pour parrainer.
Bien à vous.
Michel Rocard

Hommage du Réseau Mémoire de l’Environnement aux victimes des attentats terroristes

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Le Réseau Mémoire de l’Environnement (RME) salue la mémoire des 17 victimes des attentats terroristes des 9, 10 et 11 janvier 2015.

Nous avons été particulièrement émus par l’assassinat du dessinateur Cabu, engagé depuis sa jeunesse pour l’écologisme et la non-violence, qui faisait du comité de parrainage du RME.

Autre membre de notre comité de parrainage, Fabrice Nicolino, journaliste à Charlie Hebdo et auteur de nombreux livres de référence sur l’écologie, a été grièvement blessé lors de l’attentat du 9 janvier contre l’hebdomadaire satirique.

L’équipe du RME, qui a appris avec soulagement que ses jours ne sont plus en danger, lui adresse ses voeux de prompt rétablissement, ainsi qu’aux autres survivants.

Nous  présentons nos condoléances aux familles et aux proches de toutes les victimes.

Le RME reviendra prochainement sur le rôle pionnier de Charlie Hebdo dans l’éveil de la conscience écologiste en France, grâce à la grande figure de Pierre Fournier (lire notre texte ici) et à ses dessinateurs tels que Cabu, Wolinski, Reiser ou Gébé.

Hommage à Alexandre Grothendieck et Serge Moscovici

Le Réseau Mémoire de l’Environnement (RME) salue la mémoire d’Alexandre Grothendieck et de Serge Moscovici.

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Par leurs écrits et leurs actions, ces deux précurseurs, qui viennent de mourir à deux jours de distance en ce mois de novembre 2014, ont joué un rôle très important, quoique souvent méconnu, dans les fondements de l’écologie politique en France.

Le RME adresse ses condoléances aux familles et aux proches de ces deux hommes exceptionnels.

Projection du film « Des cultures et des villes » le 6 octobre 2014 au Centre d’animation des Abbesses

Le Réseau Mémoire de l’Environnement (RME), AgroParisTech, le Musée du Vivant et le Centre d’animation des Abbesses vous convient à une projection du film Des cultures et des villes, vers une agriculture urbaine de Jean-Hugues Berrou le lundi 6 octobre 2014 à 20 h au Centre d’animation des Abbesses, 10 passage des Abbesses, 75018 Paris.

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Projection gratuite, inscription obligatoire au 01 42 62 12 12.

Projection-débat sur les débuts du mouvement anti-nucléaire en France le 17 mars à 19 h

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Le Réseau Mémoire de l’Environnement (RME) et le Centre d’Animation des Abbesses vous convient le lundi 17 mars 2014 à 19 heures à une projection-débat sur les débuts du mouvement anti-nucléaire en France.

Cette projection-débat aura lieu au Centre Les Abbesses, 10 passage des Abbesses – 75018 PARIS.
http://equipement.paris.fr/centre-d-animation-les-abbesses-1154

Yvonne Mignot-Lefebvre et Michel Lefebvre, fondateurs du collectif Vidéo 00, présenteront deux de leurs films : Bugey-cobayes (1971) et Flamanville-Erdeven : chroniques de la lutte antinucléaire (1975).

Entrée gratuite, sur réservation, en envoyant un email à
contactabbesses@yahoo.fr
Pour toute information complémentaire, contactez Philippe DELACROIX au 06 19 21 54 83

Bugey-cobayes

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Les 10 et 11 juillet 1971, une marche pacifique face à la centrale nucléaire du Bugey, dans l’Ain, avait réuni 15 000 à 20 000 personnes. Le groupe Vidéo 00 était présent et a filmé ces deux journées exceptionnelles. Un témoignage unique. A notre connaissance, ce sont les seules images filmiques disponibles. Et notons les interviews de Jean Pignero, de Pierre Fournier et de Alexandre Grothendieck, l’étrange assemblage aux origines du mouvement antinucléaire français.

Bugey marque le décollage en France de la contestation contre l’ « atome pacifique » et, au-delà, selon la formule de Fournier, « le coup d’envoi de la révolution écologique ».

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Bugey, manifestation du 10 juillet 1971 – Photo Christian Weiss

Flamanville-Erdeven : chroniques de la lutte antinucléaire

Ce film réalisé par Vidéo 00 et les Cents fleurs introduit une dimension comparative entre deux sites choisis par EDF : Flamanville dans le Cotentin et Erdeven en Bretagne. Dans les deux cas, des comités se sont constitués pour s’opposer au projet de centrale nucléaire et défendre une certaine idée du bonheur qui ne se réduirait pas à l’augmentation continue du nombre de kw/heures.

Mais il existe dans les deux situations une grosse différence qui renvoie à la sociologie. À Flamanville, la population est majoritairement ouvrière et les usines commencent à fermer ; celle d’Erdeven, composée d’agriculteurs et de pêcheurs, est fortement attachée à son terroir et à la culture bretonne. Les résultats des deux référendums vont refléter ces réalités. Pour les ouvriers de Flamanville, la centrale c’est du travail assuré pour plusieurs années. Ce sera OUI. Pour les paysans d’Erdeven, c’est le reflux prévisible des touristes et la menace d’une catastrophe écologique majeure. Ce sera NON.

La dernière partie présente, de l’extérieur, le centre de retraitement des déchets radioactifs de La Hague (notons que la CFDT a refusé de participer au tournage, les positions de la direction du syndicat n’étant pas encore fermement établies). Les témoignages de quelques techniciens évoquent le problème des doses quotidiennes et celui de la surveillance de ces déchets pouvant aller de quelques années à plusieurs dizaines de milliers d’années.

Flamanville… nous en connaissons les suites. Erdeven… aucune centrale n’a pu être construite.

La richesse des formes d’action, que l’on retrouve aujourd’hui dans toutes les grandes luttes écologiques est frappante : information des citoyens documentée et rigoureuse, fêtes, comités scientifiques actifs, liens avec la presse écologique, exigence de referendums, relations avec les mouvements sociaux et avec les organisations professionnelles…

Extraits d’un texte de Laurent Samuel (présent à Bugey 01)

Fin mai, Pierre Fournier lance dans « Charlie Hebdo » un appel pour un rassemblement, fixé au 10 juillet suivant, contre le réacteur de Saint-Vulbas. Une manif baptisée « Bugey 01.

Dessinateur de grand talent, Fournier réalise aussi l’affiche de « la grande fête populaire, face à l’usine atomique ». Il y cite les statistiques du physicien américain Ernest Sternglass, concluant à un accroissement des leucémies autour des réacteurs nucléaires américains.

Le rassemblement du Bugey est soutenu par l’APRI, ainsi que par deux organisations fondées l’une et l’autre, à quelques jours de distance, en juillet 1970 : Survivre et les Amis de la Terre. Créés par le journaliste Alain Hervé, les Amis de la Terre sont la « branche » française de Friends of The Earth, mouvement lancé en 1969 aux Etats-Unis par David Brower. Quant au groupe Survivre, il a été fondé par le mathématicien Alexandre Grothendieck. Au départ, Survivre est issu des réflexions de Grothendieck et de deux de ses collègues matheux, Roger Godement et Claude Chevalley, contre la militarisation de la recherche scientifique.

Mais, malgré les efforts de Fournier et de Grothendieck, seuls quelques scientifiques soutiennent le rassemblement du Bugey. En dehors des mathématiciens de Survivre, le Pr Etienne Wolff du collège de France, le naturaliste Théodore Monod, le biologiste Philippe Lebreton, et Jean Rostand sont parmi les rares à s’engager. Il est frappant de noter qu’aucun physicien nucléaire connu ne participe au mouvement !

« Bugey 01 » se révèle un grand succès, avec 12 000 à 15 000 participants selon la presse et la télévision. La météo est au beau fixe et de nombreux manifestants se baignent nus, donnant au rassemblement des airs de Woodstock français. Après une marche de 7 à 8 km « sous un soleil assassin » (selon la formule de Cavanna).

Dès le lendemain, une réunion antinucléaire rassemble une cinquantaine de participants, dont Jean Pignero, Alexandre Grothendieck, Esther Peter-Davis, Jean-Jacques Rettig et Désiré Mérien. La présence de cet animateur du groupe Nature et Vie illustre la présence des adeptes des médecines naturelles et de l’alimentation biologique (sujet alors aussi tabou que la pollution radioactive) dans la constitution du mouvement antinucléaire.

Hommage à René Dumont

En présence de Charlotte Paquet-Dumont

 Rendez-vous jeudi 9 juin 2011 à 15h30 à AgroParisTech

16 rue Claude Bernard 75005 Paris (amphi Tisserand)

 

–       ouverture à 15h30 par Marie-Pierre Quessette (Directrice de la communication d’AgroParisTech, l’établissement de René Dumont)

–       présentation de l’après-midi par Laurent Gervereau (Vice-Président de la Fondation René Dumont, Directeur du Musée du Vivant-AgroParisTech, premier musée international sur l’écologie, et du Centre international de recherches sur l’écologie-CIRE)

–      projection d’un petit film sur l’action artistique monumentale réalisée en hommage à René Dumont le 11 mai 2011 au château de Grignon par l’artiste suisso-libanais Hafiz Bertschinger

–      discours de Charlotte Paquet-Dumont

–      présentation de la Fondation René Dumont par son Président, Marc Dufumier, présentation du comité de parrainage et débats

–       présentation de l’album « images de René Dumont » et des 875 photos mises en ligne pour le public et les médias par Aurélie Utzeri (attachée de conservation au Musée du Vivant)

–       présentation des archives René Dumont par Yolène Maresse (responsable des archives-CIRE)

–      projection par Emmanuel Chirache (responsable du Pôle images mobiles) d’extraits des films restaurés du fonds René Dumont

–      clôture et cocktail vers 17h

 

Contact media : Marie-Pierre Quessette (01 44 08 86 50 ; quessette@agroparistech.fr)

Renseignements Fondation René Dumont et Musée du Vivant : Aurélie Utzeri (01 30 81 52 98 ; utzeri@agroparistech.fr)

« Arbres » : deux projections organisées par le Réseau Mémoire de l’Environnement et le Collectif Coopérations Natures Sociétés

Arbres


Un Grand prix attribué dans quatre festivals, en France et à l’étranger, de 2002 à 2007 : Arbres est un film exceptionnel, véritable « philosophie de l’arbre », en même temps qu’ « anthologie des arbres » , autour du plus vieil arbre de la Terre : un pin âgé de 5 000 ans. De merveilleuses images de Sophie Bruneau et Marc-Antoine Roudil, un texte surprenant d’après des idées du spécialiste Francis Hallé, servi par la voix de Michel Bouquet. « Le film nous raconte une histoire de l’arbre et des arbres, depuis les origines. C’est un voyage à travers le monde, un parcours dans un espace et un temps où l’on rencontre des arbres qui communiquent, des arbres qui marchent, des arbres timides ou des arbres fous. Arbres se situe dans un entre-deux où le savoir scientifique devient conte par la magie du cinématographe. »

Une projection organisée par le Réseau Mémoire de l’Environnement et le Collectif Coopérations Natures Sociétés avec leurs partenaires : Institut de Recherche pour le Développement, Musée du Vivant à l’AgroParisTech, Centre d’animation Les Abbesses, Festival du Livre et de la Presse d’Ecologie, Ciné220.

Les dates :

►lundi 6 juin 2011, 19 heures, Centre d’animation Les Abbesses, 15 passage des Abbesses, 75018 Paris. Métro : Abbesses ou Pigalle. Entrée gratuite sur invitation (réservation : contactabbesses@yahoo.fr ). [Avec en seconde partie un film sur la Guyane, de Jean-Hugues Berrou : De la Biodiversité, 2007, une production du Musée du Vivant à l’AgroParisTech.]

►mercredi 15 juin 2011, 20 heures, Ciné220, 3 rue Anatole France, 91220 Brétigny sur Orge. Tarif réduit : 3,80 € pour les membres des associations parternaires.

Un débat animé par Dominique Allan Michaud, politologue, Centre de Biogéographie-Ecologie (CNRS/ENS), et Gérard Sournia, géographe, ancien directeur de l’Union mondiale pour la Nature (UICN France).

Un anniversaire : Les 40 ans de CNS. Le mouvement lancé en octobre 1971 par Roland Lympius a connu une vie associative intense dans l’Essonne, avec la diffusion d’une presse militante, et la création d’une coopérative de vente de produits de l’agriculture biologique (Coop’Nat). Ce mouvement a fini par sortir des limites locales en devenant un collectif d’associations régionales, nationales et internationales, qui intervient dans le débat public sur l’environnement, apporte des informations, suscite des interactions par tous les moyens appropriés.