Archives de Catégorie: Evénements

Un colloque sur la vie et l’oeuvre de Serge Moscovici les 16 et 17 mars 2017 à la Maison de l’Amérique Latine

Par la voix de son secrétaire général, Laurent Samuel, le Réseau Mémoire de l’Environnement (RME) sera présent à un colloque sur la vie et l’oeuvre de Serge Moscovici, qui a lieu les 16 et 17 mars 2017 à la Maison de l’Amérique Latine.

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Vous pouvez cliquer sur ce lien pour accéder au programme détaillé de ce colloque et vous y inscrire.

Le RME avait rendu hommage à Serge Moscovici et à un autre illustre pionnier de l’écologisme, Alexandre Grothendieck, peu après leur mort presque simultanée en novembre 2014, dans un texte que vous pouvez lire ou relire en cliquant ici.

Science-fiction et écologie avec Yves Frémion – Coopérations Natures Sociétés

Entretien avec Yves Frémion réalisé par Dominique Allan-Michaud pour l’association Coopérations Natures Sociétés et extrait du débat organisé le 4 juin 2015 autour de la projection du film « Soleil Vert » au Ciné 220 de Brétigny-sur-Orge (Essonne).

Deux projections du film « Des cultures et des villes, vers l’agriculture urbaine »

Le Réseau Mémoire de l’Environnement organise deux projections du film de Jean-Hugues Berrou sur l’Agriculture en Ville.

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Projection du film « Des cultures et des villes » le 6 octobre 2014 au Centre d’animation des Abbesses

Le Réseau Mémoire de l’Environnement (RME), AgroParisTech, le Musée du Vivant et le Centre d’animation des Abbesses vous convient à une projection du film Des cultures et des villes, vers une agriculture urbaine de Jean-Hugues Berrou le lundi 6 octobre 2014 à 20 h au Centre d’animation des Abbesses, 10 passage des Abbesses, 75018 Paris.

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Projection gratuite, inscription obligatoire au 01 42 62 12 12.

Le Salon Marjolaine 2013 au Parc Floral de Paris

Le Salon Marjolaine se tient depuis le 9 novembre 2013 au Parc Floral de Paris (métro Château de Vincennes). Il s’achèvera le 17 novembre prochain.

Il faut rappeler que ce salon qui se veut « le salon bio », mais dont les manifestations vont bien au-delà dans tous les domaines de l’environnement, lancé à l’origine par l’association Nature et Progrès, est géré par SPAS Organisation. Il accueille 850 exposants, notamment des producteurs et des artisans, mais aussi diverses sociétés commerciales. Certains ont pu juger cet aspect commercial trop développé. Mais Marjolaine a maintenu la présence de stands d’associations, d’éditeurs et de journaux, assurant le lien entre son passé et le présent.

Un certain nombre de manifestations, notamment des conférences, présentent beaucoup d’intérêt (même si certains peuvent trouver exagérée une tonalité parfois un peu ésotérique). Par ailleurs, une partie de son programme est organisée directement sous l’égide de Nature et Progrès qui maintient ainsi sa marque sur le Salon.

C’est cette dernière partie, du mercredi 13 novembre au dimanche 17, qui permet au Salon de présenter des conférences, des projections et des débats qui sont, comme les années précédentes, en relation avec des préoccupations environnementales clés de notre époque. Il faut citer notamment un débat sur le thème essentiel « De la biologie de synthèse à l’humain augmenté (transhumanisme) », après la projection du film de Camille Ludd : Les Chimpanzés du futur contre la biologie de synthèse (13 novembre à 17 heures). D’autres films seront projetés du 13 au 17 novembre : La Ruée vers le carbone ; Le Monde après Fukushima ; Khaos, les visages humains de la crise grecque ; Notre-Dame des luttes ; Désertion sensible. Parmi les intervenants on peut citer des personnalités telles que Corinne Lepage, Roland Desbordes, Serge Latouche, Bernard Laponche, Hervé Kempf, entre autres.

Ces 5 journées sont successivement intitulées : « Les dessous du capitalisme Vert » ; « Epineuses questions d’énergie » ; « Un monde en mutation » ; « Terre et souveraineté alimentaire » ; « Un monde en quête d’humanité ». On ne serait trop conseiller à toutes celles et à tous ceux qu’intéresse le débat sur l’environnement, de suivre tout ou partie de ces manifestations sous l’égide de Nature et Progrès, dont le programme complet avec les dates et les horaires se trouve sur le site du Salon (www.salon-marjolaine.com).

COLLECTIF COOPERATIONS NATURES SOCIETES

Ciné-débat autour du film « RAS-Nucléaire, rien à signaler » le 17 octobre 2013 à Brétigny

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Hommage à Charlotte Paquet-Dumont

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HOMMAGE A CHARLOTTE PAQUET-DUMONT

jeudi 28 février 2013 18h30-20h
AgroParisTech, 16, rue Claude Bernard, 75005 Paris
amphithéâtre René Dumont

Charlotte Paquet-Dumont

C’est un émouvant hommage qui était rendu dans la soirée du 28 février 2013, dans l’amphithéâtre René Dumont de l’AgroParisTech, à Charlotte Paquet-Dumont, décédée au Québec le 6 janvier, et inhumée à Windsor le 10 janvier.

« Une amie de trente ans », c’est ainsi qu’allait débuter l’adieu public de Gisèle Chaleyat, après l’allocution d’ouverture de Marc Dufumier, président de la Nouvelle association pour la Fondation René Dumont dont tous les administrateurs étaient présents. Une allocution institutionnelle mais pas seulement, comme le seraient ensuite celles de Laurent Gervereau, directeur de la documentation et du patrimoine culturel de l’AgroParisTech, et de Dominique Allan Michaud, président du Réseau Mémoire de l’Environnement. Des images furent présentées de la veuve de René Dumont, avec et sans lui : images fixes avec un montage de photographies du Musée du Vivant ; images animées avec un extrait d’intervention à l’AgroParisTech, et avec un extrait d’entretien filmé pour le Réseau Mémoire de l’Environnement. Yves Contassot évoquera ses souvenirs de maire-adjoint de Paris chargé de l’environnement, faisant ajouter le nom de René Dumont au Jardin d’agronomie tropicale, et y inaugurant une stèle en compagnie de Charlotte Paquet-Dumont.

Des échanges avec la salle où la « famille écolo » était bien représentée, permirent d’entendre des souvenirs de Brice Lalonde et de Jean-Paul Besset. Le premier était de ceux qui sollicitèrent René Dumont pour l’élection présidentielle de 1974, le second serait plus tard son biographe. La modestie de Charlotte Paquet-Dumont était signalée, comme son humanité et son féminisme dont témoignera Anne Sastourné pour avoir fréquenté professionnellement le couple aux Editions du Seuil.

De la mouvance écologiste, le secrétaire national des Verts Pascal Durand tracera une esquisse œcuménique en guise de conclusion de son allocution finale, pour souligner la diversité des engagements sans les juger forcément incompatibles.

Pour prolonger cet hommage, nous donnons ci-après un texte du président du Réseau Mémoire de l’Environnement, où il développe les thèmes de son allocution du 28 février.

CHARLOTTE PAQUET-DUMONT ET LE RME
UNE HISTOIRE DE MEMOIRE

par Dominique ALLAN MICHAUD Président du RME

D’ABORD un nom sur des livres, c’est ce que fut pour moi comme pour beaucoup d’autres, Charlotte Paquet-Dumont ; et encore ces deux noms n’apparaissaient-ils pas réunis de la sorte. C’étaient des livres de René Dumont « avec la collaboration de Charlotte Paquet ». Un nom associé, donc, à tout un ensemble de réflexions comparant l’agronomie des pays riches et des pays pauvres, critiquant les excès du libéralisme réel et les échecs du socialisme rêvé, visant la crise écologique et les dangers notamment de la surpopulation sur une Terre limitée. C’étaient des livres, comme le dit bien un de leurs titres, désignant Les Raisons de la colère ; des réflexions documentées, argumentées, qui s’en prenaient aussi à la guerre, les seuls combats admissibles aux yeux des auteurs étant ceux contre la faim dans le monde, contre ce « manteau de la Civilisation » dans l’Occident a recouvert ces guerres de conquête, et également contre les erreurs de la bureaucratie. Parcourant le monde avec René Dumont, la Chine, l’Inde, l’Afrique, Taïwan, l’Irak, Charlotte Paquet disait avec lui, dans leurs livres, non à toutes les inégalités et à toutes les injustices, et oui à l’écosocialisme : un socialisme renouvelé, une renaissance du socialisme comme René Dumont l’a toujours rêvée. C’est ainsi que de 1985 à 1994 ces deux noms furent associés sur des livres, pour défendre des idées.

ENSUITE ce nom de Charlotte Paquet-Dumont se révéla celui de la compagne de l’agronome tiers- mondiste devenu écologiste sur le tard (au point de refuser d’être considéré comme un « père » de l’écologisme). Elle l’avait rencontré assez tôt, en 1968, dans son Québec natal, à l’occasion d’invitations dans des universités ; ils resteront en contact et elle le retrouvera en 1982 pour partager ses voyages, ses combats, ses livres, sa vie.

PLUS TARD ce nom de Charlotte Paquet-Dumont allait être pour moi celui d’une femme enfin rencontrée en personne, une femme réelle et non plus de papier : une silhouette, un visage, un regard vif dans des yeux brillants, un sourire, une voix. Une femme affable au parler rocailleux évoquant le souvenir d’un autre temps, celui de la Nouvelle-France. Une femme simple, douce, mais une femme de caractère, de conviction, d’exigence.

Ses convictions, elles avaient été puisées dès l’origine dans son milieu : issue de bourgeoisie modeste, engagée dans la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, elle y forgea sa volonté de défendre les droits sociaux et les droits des femmes. Devenue permanente d’une ONG de coopération internationale, Développement et Paix, se reconnaissant dans les idées autonomistes du Parti Québécois, féministe et tiers-mondiste, elle découvrira l’écologisme après être passée par l’environnementalisme : jeune, elle avait vécu dans une petite ville dont la rivière était polluée par une papeterie. Plus tard, des conversations, des lectures, d’autres prises de conscience à commencer par celle de René Dumont lui-même, lui apporteront une ouverture, une compréhension de la globalisation et de l’interdépendance des phénomènes. Quant à la société de consommation à remettre en question, ni son milieu ni celui de Dumont n’en avaient fait de grands consommateurs ! Dans sa conception d’un écologisme, à l’instar de René Dumont Charlotte Paquet restera marquée par l’exigence sociale. Certes, elle désignait dans « le drame climatologique », le problème crucial de notre époque, au cours de notre entretien filmé de 2009 ; mais elle y insistait sur la nécessité que l’exigence d’une nourriture plus saine chez nous, avec les produits de l’agriculture biologique, ne fasse pas oublier la situation de ceux qui meurent de faim ailleurs : les inégalités Nord-Sud, et au Sud la gravité des inégalités entre les femmes et les hommes. Elle rappelait d’ailleurs que de l’avis de René Dumont le lien entre écologisme et tiers-mondisme n’est pas assez fort, dans un pays comme la France.

Après le décès de l’agronome le 18 juin 2001, à 97 ans, la santé de sa compagne allait se dégrader. « Ma mission est accomplie auprès de René, dira-t-elle. Terminé ! Je suis comblée. » Quand il s’était agi de mesurer l’influence qu’elle avait pu avoir sur lui, elle restait modeste, pensant lui avoir fait voir un peu mieux, peut-être, le problème des femmes en Afrique, dans des pays sous- développés. Et elle souriait au souvenir de la façon dont René Dumont s’était « fait rouler dans la

farine » avec une belle démonstration chinoise d’amélioration des conditions de vie, sous la forme d’appareils électroménagers : c’est elle qui lui fit découvrir que c’était dans des locaux… non alimentés en électricité! Mission «accomplie»? Auprès de René Dumont, sans doute. Mais Charlotte Paquet-Dumont ne devait pas devenir seulement une veuve contribuant au souvenir de son mari, par exemple en versant un reliquat d’archives et des objets personnels (dont le fameux pull-over rouge de l’élection présidentielle de 1974), au Musée du Vivant de l’AgroParisTech. Elle allait faire plus, beaucoup plus.

FINALEMENT en effet, le nom de Charlotte Paquet-Dumont sera lié au projet visant à constituer une mémoire de l’environnement. C’est-à-dire : une mémoire de l’ancienneté des problèmes, et de la difficulté rencontrée, en plusieurs décennies, pour les faire comprendre, reconnaître ; une mémoire des pensées, des actions, ayant jalonné ce chemin, en même temps qu’une mémoire de la recherche scientifique sur ces sujets. Dès le début des années 1990, ce dernier point préoccupait le chercheur que je suis, spécialiste depuis 1974 de l’écologisme, et à vrai dire ce dernier point entraînait tous les autres. Quel serait le devenir des rapports réalisés pour le ministère de l’Environnement, rapports de recherche non soumis au dépôt légal et pas forcément bien archivés par l’Administration ? Une amorce de solution serait trouvée quelques années après via la Documentation Française, et de façon plus systématique par le CNRS, pour un certain nombre de travaux. Mais les résultats d’autres travaux n’auraient pas cette « seconde vie ». Et il y avait aussi tous les autres documents de « littérature grise », voire les livres menacés par le pilon au fur et à mesure que le temps passait, y compris dans les bibliothèques publiques. Sans compter tous les documents d’archives utilisés de façon plus ou moins exhaustive dans le cadre de la recherche, les débats et entretiens enregistrés ou filmés, et bien d’autres éléments. Diverses tentatives effectuées par mes soins n’allaient pas aboutir, bien que quelques oreilles favorables aient commencé à pointer. L’époque n’était pas prête. Mais vers la fin de la décennie 90, une autre inquiétude allait se développer, dans le milieu des militants. Le député Vert du Nord Guy Hascoët s’inquiétait de voir « le mouvement Vert (…) plus que d’autres (…) victime d’une absence de ‘’capitalisation’’ de sa propre expérience, pire, de sa propre pensée ». Cette deuxième inquiétude rejoignait la première et englobait pour le futur ministre ce qui avait «ouvert la voie» aux analyses de son parti : «les premiers cris d’alerte des écologistes scientifiques, dès les origines de ce siècle, tout comme les écrits des années 60 ». Pour continuer de produire du futur, l’écologisme devrait protéger son passé : pour citer encore Hascoët, il devrait faire un « travail de mémoire », pour « produire la pensée ».

D’où un projet de fondation, et la proposition de l’appeler Fondation René Dumont. Dans la foulée un premier essai s’annonçait sous l’appellation de « Club René Dumont » afin de créer un « espace de réflexion ». Guy Hascoët allait proposer de parrainer la future fondation, à des artistes comme Alain Resnais, et à des intellectuels comme moi-même, que le journal du parti Vert-Contact du 28 janvier 1989 avait qualifié de façon amusante d’ « infatigable entomologiste du mouvement écolo » !

René Dumont allait mourir en juin 2001, et Charlotte Paquet-Dumont entrer au conseil d’administration de l’Association pour la création de la Fondation René Dumont, dont le projet avait été annoncé officiellement le 11 mars 2000 par Guy Hascoët. Relancé par le dynamique secrétaire général de l’association, Ben Lefetey, en mai 2001, j’y avais accepté une sorte de direction scientifique pour lancer et gérer le Projet Mémoire de l’Environnement, lequel m’apparaissait de plus en plus indispensable, et dès le 22 novembre se tenait la première réunion du comité de pilotage en préfiguration. Dans un courriel du 25 novembre 2002, un an après, Charlotte Paquet-Dumont rendrait hommage pour le soutenir à ce « comité qui (…) a fait un travail sérieux et utile ».

L’Association pour la création de la Fondation René Dumont allait se dissoudre fin 2003, après avoir donné naissance le 17 novembre au Réseau Mémoire de l’Environnement, en charge désormais de son projet devenu le plus important. Charlotte Paquet-Dumont aura une place particulière au comité de parrainage du Réseau, et cosignera avec son président, moi-même, le 26 octobre 2004 dans l’ancien couvent des Récollets devenu cité européenne, près de la gare de l’Est, l’acte de création d’un centre de ressources documentaires sur l’environnement sous l’intitulé d’Espace René Dumont, avec dans ses collections une partie de la bibliothèque de l’agronome et écologiste, et même une petite partie de ses archives. Il fermera malheureusement en 2011, victime d’une « panne de subvention ». Avec Charlotte Paquet-Dumont, le Réseau allait ensuite s’inquiéter de l’installation d’une Bibliothèque René Dumont en Casamance où un bâtiment aurait dû être construit non loin de l’université de Ziguinchor, à Bignona, pour accueillir de nombreux livres et documents du fonds Dumont, envoyés par l’AC-FRD. Malheureusement une guerre civile ravageait cette région du Sénégal, et tout récemment encore avec l’aide de partenaires associatifs sur place, le RME recherchait cette bibliothèque perdue !

En 2005, Charlotte Paquet-Dumont nous faisait l’honneur et le plaisir de déclarer dans un courrier du 8 mars, depuis le Québec où elle était retournée : « Comme je le disais à Mme Tran Minh (alors administratrice du Réseau), vos réalisations furent à peu près les seules qui ont été utiles pendant la vie de l’Association pour la création de la Fondation René Dumont. » Elle ajoutait dans sa lettre des remarques sur la difficulté des temps pour « vos magnifiques projets », remarques pleines d’une amicale compréhension et assorties d’une volonté de soutien, et d’un regret de ne pouvoir faire plus, que nous gardons en mémoire. Il nous fait chaud au cœur, à nous autres administrateurs du RME, de nous souvenir de son enthousiasme joyeux pour « ce magnifique travail que vous avez fait », « l’immense boulot que vous avez fait ». Il est vrai que nous avons sauvé plusieurs dizaines de milliers de documents, avec les 23 centres de documentation et d’archives qui sont membres du Réseau et qui rassemblent plus d’un million de documents sur l’environnement ; il est vrai aussi que sur ces bases nous nous efforçons de contribuer au débat sur l’environnement naturel et social.

Le temps viendra où Charlotte Paquet-Dumont fera don des ultimes documents et objets personnels de René Dumont à l’AgroParisTech, adhérent associé du RME lequel contribuera de son côté à compléter le fonds Dumont du Musée du Vivant par plusieurs transferts successifs (le dernier en 2011). Viendra aussi le temps de la création de la Nouvelle association pour la Fondation René Dumont, préparée en 2009, avec l’appui et la participation de Charlotte Paquet-Dumont ; elle en prendra la présidence d’honneur, y retrouvant plusieurs « anciens » de la précédente AC-FRD : Gisèle Chaleyat, Marc Dufumier, Christophe Dumont, moi-même… La précédente association avait collaboré avec l’INA-PG pour la réalisation d’un ouvrage collectif dirigé par Marc Dufumier : Un Agronome dans son siècle (Actualité de René Dumont), publié par Karthala en 2002 ; la nouvelle association se manifestera également pour célébrer l’agronome tiers-mondiste, particulièrement en oeuvrant pour la réédition au Seuil de L’Afrique noire est mal partie de 1962, et en organisant un grand colloque marquant le 50ème anniversaire de la première édition. Dans l’entretien filmé du 6 février 2009 avec Charlotte Paquet-Dumont, mis en ligne à l’occasion de cet anniversaire et toujours consultable sur notre site, entretien dont un extrait a été projeté le 28 février à l’AgroParisTech, elle revient longuement sur toute cette histoire.

Les temps ont changé, même si la reconnaissance de la réalité de la crise écologique ne donne pas vraiment naissance à un bouleversement politique. Et l’idée de Guy Hascoët vers la fin des années 1990, semble avoir trouvé un débouché avec une fondation chapeautée par les Verts, reconnue d’utilité publique le 2 novembre 2012, la Fondation de l’écologie politique.

Dans le champ de l’environnement comme dans d’autres, le temps est venu d’interroger le passé pour mieux comprendre le présent et préparer l’avenir. Plusieurs organisations ont suivi le chemin que nous avons tracé, apportant des forces nouvelles au combat engagé dès la fin de 2001, ce combat de la mémoire pour le futur, et c’est tant mieux. L’idéal serait que toutes et tous travaillent en bonne intelligence, c’est la notion même de réseau qui, soutenue par Charlotte Paquet-Dumont, a paru des plus efficaces.

Un dernier mot pour dire à cette femme intelligente, courageuse, affectueuse, au nom du conseil d’administration et du comité de parrainage du Réseau Mémoire de l’Environnement mais aussi au nom de toutes celles et de tous ceux associés à notre action : vous comptiez sur nous pour faire vivre cette mémoire de l’environnement laquelle comprend la mémoire des femmes et des hommes qui ont lutté pour un monde meilleur sur une planète plus belle ; nous vous remercions de votre confiance et de votre soutien ; nous essaierons de ne pas décevoir cette attente. C’est le mot de la fin : Charlotte Paquet-Dumont, elle qui a défendu cette mémoire, la voilà qui lui appartient à son tour. Nous ne l’oublierons pas. Charlotte, merci.

D.A.M.

Projection de films de la saga « Rio + 20 » le 18 mars au Centre des Abbesses

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Entrée gratuite, sur réservation, en envoyant un email à

contactabbesses@yahoo.fr

Pour toute information complémentaire, contactez Philippe DELACROIX au 06 19 21 54 83

Hommage à Charlotte Paquet-Dumont le 28 février 2013 à l’Agro

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Un « Canard Sauvage » des JNE sur 40 ans de Sommets de la Terre

Stockholm 1972, Rio 1992, Johannesburg 2002, Rio 2012… Le nouveau numéro du Canard Sauvage, le magazine papier des JNE, vient de paraître.

Dans ce numéro, les JNE, dont quelques-uns étaient déjà présents à Stockholm il y a 40 ans, nous livrent leurs témoignages et leurs analyses sur ces conférences, ainsi que sur leur bilan et les perspectives d’avenir. Cette association, qui a organisé des voyages à Johannesburg en 2002 et à Rio en 2012, espère ainsi éclairer l’opinion quant au rôle de ces Sommets.

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Prix : 5 euros + 2,50 euros de frais d’envoi
JNE (Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie)
7 ter rue du colonel Oudot
75012 Paris
09 50 88 03 49
asso.jne@free.fr