Archives de Catégorie: Actualités

Décès de Bruno Barillot

Le RME salue la mémoire de Bruno Barillot décédé il y a quelques mois (9 avril 1941-25 mars 2017).

Il était de ces militants ayant accepté des responsabilités administratives : dirigeant, de 2009 à 2013, puis à partir de juillet 2016, la Délégation polynésienne pour le suivi des conséquences des essais nucléaires (DSCEN).

Il avait été cofondateur en 1984 du Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits (CDRPC), lequel a créé en octobre 1994 l’Observatoire des transferts d’armements.

000934646Bruno Barillot aura publié divers essais, dont Les Irradiés de la République (Groupe de recherche et d’information sur la paix, 2003). Celui édité en février 1996 par le CDRPC, Les Essais nucléaires français 1960-1996 (Conséquences sur l’environnement et la santé), avec une intéressante préface du physicien Charles Noël Martin, reste une référence historique.

Que ses proches trouvent ici l’expression de nos condoléances.

Disparition de Simone Veil

Décédée le 30 juin 2017, Simone Veil était membre du comité de parrainage du RME. Nous publions ci-dessous deux lettres qu’elle avait envoyées à notre Président, Dominique Allan-Michaud.

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Simone Veil en 1984 – photo Rob C. Croes / Anefo — Nationaal Archief – Wikipedia

C’est avec beaucoup de tristesse que le RME a appris la disparition de  décédée le 30 juin 2017. Elle aurait eu bientôt 90 ans.

Femme de courage et de conviction, rescapée de la Shoah, cette juriste est surtout connue pour la fameuse loi sur l’interruption volontaire de grossesse auquel son nom est attaché (loi votée en novembre 1974 et promulguée en janvier 1975).

Parmi toutes les importantes fonctions qu’elle a eu à remplir, il en est une moins souvent citée : elle avait été présidente pendant plusieurs années du Comité français pour l’environnement. C’est à ce titre qu’elle intervenait au ministère de l’Ecologie, le 4 octobre 2006, parmi celles et ceux appelés à rendre hommage à Serge Antoine, dont le nom était donné à une salle de conférence. Le président du RME, Dominique Allan Michaud, intervint aussi au cours de cette journée pour saluer la mémoire de l’un des fondateurs du Réseau (et auteur de ses statuts) : un des derniers projets auxquels il a associé son nom. C’est pour le RME mais aussi en son nom personnel comme chercheur pour le ministère, devenu tel à la demande de Serge Antoine plus de 25 ans auparavant, qu’il intervenait.

A la suite de ce jour, Simone Veil allait accepter de rejoindre dans notre comité de parrainage, des personnalités qui elles aussi avaient agi avec Serge Antoine et qui d’ailleurs étaient là le 4 octobre 2006 (Philippe Saint-Marc, Roland Bechmann, Jacques Theys…) ; et d’autres qui dans leur action ont eu à le connaître et à l’apprécier (les anciens ministres Brice Lalonde, Corinne Lepage) ; et des journalistes parmi les anciens de cette aventure (Marc Ambroise-Rendu, Claude-Marie Vadrot).

Nous reproduisons ci-dessous la lettre d’acceptation de Simone Veil, simple et charmante. Et aussi un autre courrier fort courtois qu’en 2008 elle adressait au président du RME pour s’excuser de ne pouvoir participer à un travail de réflexion lancé par le Réseau, compte-tenu d’un autre travail de réflexion (sur la Constitution) que lui avait confié le président Sarkozy…

Une grande dame a disparu, dont le RME espère qu’elle rejoindra les « Grands Hommes » du Panthéon.

A sa famille et à ses amis, le RME fait part de sa profonde tristesse.

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Bonjour et adieu monsieur Bechmann

Roland Bechmann, fondateur de la revue Aménagement et Nature (créée en 1964), est mort le 25 janvier 2017. Dominique Allan-Michaud lui rend hommage au nom du RME.

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L’hommage à Lionel Stoléru, inspirateur d’un « pôle mondial de l’environnement » à Paris et soutien du RME

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Lionel Stoléru – photo Assemblée nationale

Le Réseau Mémoire de l’Environnement (RME) salue la mémoire de Lionel Stoléru, décédé le 30 novembre 2016 à Paris à l’âge de 79 ans, d’un arrêt cardiaque. « Homme d’ouverture », qui n ‘a « jamais cessé de penser à l’avenir et d’avancer des idées », ainsi que l’a bien défini le président de la République François Hollande, cet ancien ministre de Valéry Giscard d’Estaing et de François Mitterrand avait participé à la création de Génération Ecologie avec Brice Lalonde. Il participait ainsi d’une normalisation politique de l’écologisme en France.

En tant que secrétaire d’Etat chargé du Plan (1988-1991), auprès du premier ministre Michel Rocard, il avait été partie prenante dans la création du revenu minimum d’insertion (RMI). C’était à la fois une suite de ses analyses sur l’impôt négatif et diverses formes de revenus conditionnels, et une forme très amoindrie du revenu social garanti prôné par les écologistes français depuis une dizaine d’années.

Il se verra confier la présidence d’organismes d’intérêt public, dont en 2004, par le nouveau maire de Paris Bertrand Delanoë, la présidence d’un organisme de réflexion auprès de la municipalité, afin de l’alimenter en analyses et en propositions : le CODEV, Conseil de développement économique durable de Paris. Le Rapport au maire de Paris du 11 avril 2005 présentait une grande ambition : « Faire de Paris le pôle mondial de l’environnement. » Le Réseau Mémoire de l’Environnement, que le rapport conseillait de soutenir, se voyait attribuer un rôle important dans la réalisation de ce projet, notamment pour l’installation dans la capitale de fonds documentaires et de fonds d’archives sur l’environnement. Malgré le soutien qui sera apporté au RME par la Ville de Paris, ces objectifs ne seront pas réalisés faute de volonté politique et administrative suffisante.

Tout ce qui peut concourir à une culture de l’environnement est souvent mal accueilli en France, et Lionel Stoléru était d’autant plus courageux de soutenir cette idée.

Le RME salue la mémoire d’un homme politique atypique et attachant, inventeur et passeur d’idées… connu dans le monde musical pour avoir développé une passion annexe : celle de chef d’orchestre.

D. A. M

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Le projet élaboré par le CODEV, et les péripéties de la politique parisienne qui s’ensuivit, peuvent être consultés sous forme de bilan dans les archives du site du RME : « Archives de catégorie : Archives du RME »« Faire de Paris le pôle mondial de l’environnement » (24/02/2014, 10 pages).

Billet d’humeur : l’Autriche a élu deux fois un président écologiste !

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Alexander Van der Bellen en 2016 – photo Wikipedia

C’est par deux fois que l’Autriche a élu un président écologiste. Mais ces deux élections n’auront été séparées que de quelques mois. Et la première fois, les commentateurs n’avaient pas vraiment été surpris que des irrégularités, même mineures, aient pu faire annuler l’élection : tout le monde attendait la victoire de l’extrême droite.

Au tout début, la presse française ne s’intéressait pas du tout à cette élection. En Autriche, tous les sondages proclamaient d’avance la victoire du candidat écologiste. La date de l’élection approchant, et les sondages traduisant une remontée notable de l’extrême droite, la presse française se mit à s’y intéresser. Les deux candidats étaient plus ou moins au coude à coude. La montée de l’extrême droite en Europe, la déliquescence de la droite et de la gauche traditionnelles en Autriche faisaient l’objet de nombreux articles, et cela se poursuivra jusqu’au résultat et même au-delà. Quant au candidat écologiste, il en était fort peu question. Et surtout ce peu concernait une candidature présentée comme indépendante, même si quelques-uns voulaient bien la dire soutenue par les Verts. Quand l’écologisme était abordé à son propos, c’était pour en souligner la sagesse par rapport aux écologistes d’autres pays, et quant au programme la sagesse paraissait ne pas s’encombrer beaucoup de la crise écologique. C’était au point qu’après la victoire, un grand quotidien français consacrait une page au thème : « la victoire du candidat du centre ».

Et pourtant il fallait bien reconnaître, et parfois c’était écrit timidement, le nouveau président, Alexander van der Bellen, avait dirigé pendant des années… la formation autrichienne des Verts. Et ceux-ci étaient précisément la formation qui avait soutenu sa candidature et organisé sa campagne. La surprise sans doute était telle que le commentaire peinait à la suivre, après avoir échoué à la précéder, du moins en France puisque beaucoup de sondages autrichiens l’avaient annoncée au départ.

Une fois l’élection annulée, on aurait pu croire à un soulagement, mais ne soyons pas mauvaise langue, tant les médias ont repris de plus belle leurs enquêtes sur la montée de l’extrême droite en Autriche, et sa possible voire probable victoire à la nouvelle élection présidentielle qui devait avoir lieu le 4 décembre 2016. Nouvelle surprise, encore plus grande car pendant la journée des commentateurs mentionnaient un taux d’abstention supérieur à celui de la précédente élection (supposé jouer en faveur de l’extrême droite) : le président élu lors de celle-ci, l’écologiste Alexander van der Bellen l’emportait in fine très nettement avec 53,3 % des suffrages contre 46,7 % pour l’autre candidat (chiffres non définitifs au moment de la rédaction de ce billet).

L’écologiste van der Bellen : l’adjectif s’impose désormais avec quelque force. Et pourtant combien de commentaires insistent sur une victoire présentée comme « le choix de l’Europe et de l’ouverture » (François Hollande) : ce qui n’exclut pas que ce choix soit aussi celui de l’écologisme, mais sans doute cela mérite-t-il d’être sous-entendu. On a toutefois entendu sur un plateau de télévision, dimanche soir, Daniel Cohn-Bendit reprocher aux journalistes de n’avoir porté intérêt qu’à l’extrême droite, en l’occurrence en Autriche. Mais tout le monde le sait, c’est un provocateur ! Et il faut l’être pour oser affirmer à la télévision ce que tout le monde a pu lire et entendre en France pendant des mois. Et cela n’a pas cessé avec le résultat du 4 décembre : on continue à parler de la montée de l’extrême droite et non de ce qui a permis, en Autriche et dans de précédentes élections en Allemagne, de la vaincre. Avec des valeurs de gauche comme la solidarité et le partage, l’accueil des migrants. Il est vrai que certains ont cherché à aller plus loin, soutenant par exemple que le candidat écologiste aurait fait lui-même une campagne « identitaire » : bref comme l’extrême droite ! Ou voyant la cause de sa victoire dans le fait qu’il aurait « énormément investi dans le Web », alors que « en face, (c’était) Facebook ». Le grand absent des commentaires sur l’élection présidentielle autrichienne, ce dimanche 4 décembre 2016, c’était l’écologisme en général, et singulièrement les Verts autrichiens. Et cela pourrait bien continuer.

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Dominique ALLAN MICHAUD
(04 /12/2016)

Présentation du Réseau Mémoire de l’Environnement dans « L’Ecologiste »

Le N° 42 de la revue L’Ecologiste (avril-mai-juin 2014) publie un article de présentation du Réseau Mémoire de l’Environnement (RME) rédigé par notre Président, Dominique Allan-Michaud.

Voici ci-dessous le fac-similé de cet article. Pour vous procurer ce numéro ou, mieux, vous abonner à L’Ecologiste, cliquez ici sur le site de la revue.

 

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Le décès de Charlotte Paquet-Dumont

C’est avec tristesse que le Réseau Mémoire de l’Environnement (RME) apprend le décès, survenu le 6 janvier 2013 au Québec, de Charlotte Paquet-Dumont, veuve de René Dumont.

Charlotte Dumont-Paquet - photo DR

Charlotte Paquet-Dumont – photo DR

Cliquez ici pour lire le texte d’hommage qui lui a été consacré par Jean-Luc Dumesnil sur le site d’EELV-Ile-de-France.

Un article de Jean-Luc Burgunder, fondateur du magazine Ecologie et pionnier de l’écologie politique en France, nous retrace quelques éléments du parcours de Charlotte Paquet-Dumont.

Un hommage à Charlotte Paquet-Dumont aura lieu le 28 février prochain à l’Agro.

Charlotte Paquet-Dumont avait accordé en 2009 une longue interview au RME, que vous pouvez visionner sur notre site en cliquant ici.

Les statistiques 2012 du site du RME

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de ce blog.

En voici un extrait :

Le nouveau Boeing 787 Dreamliner peut emmener 250 passagers. Ce blog a été vu 1 700 fois en 2012. S’il était un Dreamliner, il faudrait environ 7 voyages pour déplacer autant de monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Un « Canard Sauvage » des JNE sur 40 ans de Sommets de la Terre

Stockholm 1972, Rio 1992, Johannesburg 2002, Rio 2012… Le nouveau numéro du Canard Sauvage, le magazine papier des JNE, vient de paraître.

Dans ce numéro, les JNE, dont quelques-uns étaient déjà présents à Stockholm il y a 40 ans, nous livrent leurs témoignages et leurs analyses sur ces conférences, ainsi que sur leur bilan et les perspectives d’avenir. Cette association, qui a organisé des voyages à Johannesburg en 2002 et à Rio en 2012, espère ainsi éclairer l’opinion quant au rôle de ces Sommets.

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Prix : 5 euros + 2,50 euros de frais d’envoi
JNE (Journalistes-écrivains pour la nature et l’écologie)
7 ter rue du colonel Oudot
75012 Paris
09 50 88 03 49
asso.jne@free.fr

10e Festival du livre et de la presse d’écologie à la Bellevilloise – 13 et 14 octobre, Paris

10e festival du livre et de la presse d’écologie à la Bellevilloise.

Entrée libre et gratuite.

« Jean Malaurie nous fait la joie et l’honneur d’être le parrain de la dixième édition du Festival ! Grand chercheur, explorateur mais aussi écrivain, celui qui a contribué à mieux faire connaître l’Arctique et ses habitants s’engage à nos côtés« .

Des débats et conférences, des signatures, des projections, des évènements jeunesse, des évènements hors festival, un concours d’affiches

Pour nous écrire : Le Festival du Livre et de la Presse d’Écologie, Maison des associations, boite 9, 15 passage Ramey, 75018 Paris

Pour les relations presse et les informations générales : Alice Gilloire : 06 13 13 34 37

Pour rejoindre l’équipe de bénévoles : Jacques Thomas.

Événements :

  • Grâce à l’initiative de Aude, les festivaliers vont pouvoir profiter d’une balade dans le quartier de la Bellevilloise, dimanche 14 octobre. Sur le thème de l’eau, ils suivront le guide des « balades du renard » : départ à 10h, retour à midi, échauffés et prêts à parcourir les allées du festival ! Une participation de 5 euros par personne sera demandée. Le nombre de places étant limité, il faudra réserver. Toutes les infos sont en ligne.